ILE DE LA REUNION .PRO

CONCERT BEETHOVEN A POIREL


 

 

CONCERT BEETHOVEN

 

 

On ne présente plus Ludwig van Beethoven, musicien allemand du XIXe siècle, né à Bonn en 1770 et décédé à Vienne en 1827.

 

Doué pour la musique, l'enfant est instruit par son père, musicien lui-même mais hélas porté sur la boisson. Mû par le désir de transformer son fils (l'aîné de trois garçons survivants d'une importante fratrie) en un nouveau Mozart, Johann s'occupe de manière intensive de l'éducation musicale du garçon qui donne son premier concert public en 1778. Des musiciens renommés prendront le relais et Ludwig publie sa première œuvre à l'âge de douze ans. Deux ans plus tard, il est nommé organiste à la cour de Maximilian Franz, Prince électeur de Cologne. Cette place lui vaut de nouvelles fréquentations et surtout d'assumer la responsabilité du foyer que le père, souvent pris de boisson, ne parvient plus à faire vivre.

 

En 1787, le musicien part pour Vienne aux frais du Prince Maximilian Franz pour rencontrer Mozart. Mais Ludwig doit rapidement rentrer à Bonn où sa mère se meurt. Il retourne à Vienne cinq ans plus tard ; Mozart est mort entre-temps. Il devient l'élève de Haydn et du fameux Salieri… Très rapidement, il donne des concerts à Vienne et part en tournée. Le caractère belliqueux du compositeur est à la hauteur de son talent ! Il se fâche régulièrement avec ses admirateurs.

 

En 1800, Ludwig van Beethoven joue en concert à Vienne sa première symphonie dont la composition bouscule les usages de l'époque. Un an plus tard, le génial musicien avoue à des amis sa crainte de devenir sourd. Dans un texte célèbre, il explique sa révolte et son désir de mourir. Puis, renonçant au suicide, il surmontera son handicap et composera des œuvres grandioses et Fidelio, son unique opéra. Il enseigne également, et parmi ses élèves se trouve l'Archiduc Rodolphe, frère de l'empereur.

 

En 1809, alors que le compositeur s'apprête à quitter Vienne, de riches admirateurs le retiennent grâce au versement d'une rente annuelle, sans autre condition que celle de rester à Vienne. Beethoven devient le premier compositeur indépendant, libre de travailler comme bon lui semble.

 

En 1812, Beethoven rencontre Goethe. Les deux hommes s'admirent sans se comprendre. Le musicien mettra cependant plusieurs œuvres du poète en musique.

Suite à la mort de ses protecteurs, le musicien rencontre des difficultés financières car les héritiers veulent se défaire de l'obligation de versement de la rente annuelle au compositeur qui devra intenter plusieurs procès pour sauvegarder son indépendance. En 1815, il devient tuteur de son neveu Karl, alors âgé de neuf ans. S'il prend son rôle très au sérieux, celui-ci lui causera de nombreux soucis et de nouveaux procès avec la mère de l'enfant. Cela ne l'empêche pas de continuer de composer ; il achève la neuvième symphonie en 1823.

 

Beethoven meurt le 26 mars 1827 alors que dehors, un orage éclate… Entre 10 000 et 30 000 personnes l'accompagneront à sa dernière demeure.  

 

 

 

Si donc nul n'est besoin de présenter Beethoven, deux des œuvres proposées ce soir par l'orchestre Gradus ad Musicam ne sont pas les plus connues du compositeur.

En effet, si le Concerto pour violon fait régulièrement partie des programmes, Meeresstille et Le Christ au Mont des Oliviers sont plus rarement choisis. Pour ce concert, l'orchestre et les choeurs du GAM sont au complet. Pas loin d'une centaine de personnes se trouvent sur scène.

                   

Meeresstille und glückliche Fahrt 1814 : cantate pour chœur & orchestre. Meeresstille und glückliche Fahrt (calme de la mer et voyage heureux) est composée sur un poème de Goethe. BEETHOVEN déclarait lui-même que la lecture des poètes était un moteur pour sa création et lui permettait de révéler à l'humanité les drames les plus intérieurs. Ceci s'inscrit parfaitement dans l'esprit du siècle de ce compositeur si important à l'aube du romantisme.

 

C'est le violoncelliste Mantho Baxa (ici à la ville et en concert) qui dirige ce soir l'orchestre et le choeur du Gradus ad Musicam dans cette cantate de Beethoven.

 

     

       

Concerto pour violon & orchestre en ré majeur opus 61 : le seul concerto pour violon composé par Beethoven est un modèle du genre à la charnière des styles classiques et romantiques. De facture classique, il associe la perfection mozartienne aux flamboyantes envolées romantiques.

 

  

Eleonore Darmon, 20 ans, Nancéienne, a commencé le violon à l'âge de cinq ans. Elève du Conservatoire de Nancy, elle quitte sa ville à l'âge de quatorze ans pour entrer au Conservatoire de Paris. Elle vit depuis dans la capitale et donne des concerts en France et à l'étranger.

La jeune fille a du caractère et une belle prestance sur scène.

        

Eléonore remporte un vif succès. Le public, les musiciens et le chef applaudissent.

François Léger - une fois n'est pas coutume - a délaissé les traditionnels pantalon et chemise noirs pour un costume gris avec chemise blanche et noeud papillon.

Ovationnée, la jeune violoniste nous offre un bis.

Le Christ au Mont des Oliviers : Oratorio opus 85 (1801) : le seul oratorio du compositeur mais aussi sa première grande œuvre chorale. Une musique qui nous dévoile une image un peu différente de celle que nous avons de ce compositeur. Cet oratorio nécessite de grands chanteurs solistes, un grand chœur et un orchestre complet.

L'histoire comporte deux grandes parties, chacune divisée en trois sections. Dans la première partie, Jésus s'adresse à Dieu puis dialogue avec le Séraphin. La deuxième partie relate l'arrestation du Christ. L'œuvre, grandiose et émouvante, se termine avec le chœur des anges.

     

Médaillée d'or en 2000 au Conservatoire de Nancy en chant et musique de chambre, Célia PIERRE collabore très souvent avec Gradus ad Musicam.

La sémillante jeune soprano, dont les facéties nous avaient fait rire lors du concert Poulenc/Satie, s'est montrée dans le rôle de Séraphin aux côtés du Christ beaucoup plus réservée, sérieuse et dramatique.

Comme toutes les grandes actrices, elle parvient à convaincre dans les deux registres.

      

Charles Alves da Cruz suit des études de piano au Conservatoire de Paris avant de se diriger vers le chant. En 1994, il devient chef de choeur.

En soliste, il chante les classiques du répertoire, du "Magnificat" de J.-S. Bach aux "Requiem" de Mozart, Verdi et Dvorak.

Puis il aborde différents rôles d'opéra sur scène et devient tour à tour le Comte de Lerme dans "Don Carlos" de Verdi, Sporting Life dans "Porgy and Bess" de Gershwin, Alfredo dans "Traviata" de Verdi.

Le concert est fini, la saison également.

Les esprits se tournent désormais vers la fin de l'année scolaire avec le BAC pour certains. On pense déjà aux vacances, même si la météo demeure capricieuse. En quittant nos fauteuils, nous nous demandons d'ailleurs si nous n'allons pas trouver l'orage en sortant. Le ciel était si noir avant d'entrer dans la salle Poirel !

Eh bien, non ! il ne pleut pas. Il fait nuit, bien sûr, mais l'air est doux. La tête pleine de musique et d'images, nous nous dirigeons en silence vers le parking. Il est toujours difficile de quitter l'atmosphère du concert pour retomber dans la vie réelle. Dans le frigo, nous attendent deux boissons bien fraîches !...

  ( sources : http://www.lvbeethoven.com/Bio/Biographie.html et www.gradus-ad-musicam.com 

 

 

 Toutes les photos de ce reportage ont été réalisées par Monique COLIN  

 

 

   

Isabelle Chalumeau (écrivain public)

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