ILE DE LA REUNION .PRO

DE PORTE EN PORTE


 

DE PORTE EN PORTE 

 

 Samedi 2 juin 2007, la conférencière et professeur d'Histoire de l'Art à l'Association Sportive et Culturelle de Saulxures-lès-Nancy, Madame Geneviève COURTMONTAGNE, emmenait ses élèves à travers le vieux NANCY à la découverte des portes de la ville.

 

 Au Moyen Age, l'enceinte de la ville de Nancy était percée de deux portes : Bézuel (ou Porte Sacrée) au nord et Saint-Nicolas au sud.

 

  Lors de l'agrandissement du musée des Beaux-Arts, des vestiges d'anciennes fortifications sont apparus. Après les fouilles archéologiques, il a été décidé de mettre en valeur les murs du bastion d'Haussonville, dont l'historien nancéien Christian Pfister avait déjà soupçonné l'existence. Les architectes ont utilisé ces vestiges pour aménager l'auditorium et la salle Daum, dans le sous-sol du musée. Détruites, elles avaient été reconstruites à l'identique par Vauban en 1672 ; c'est dire si elles étaient parfaites !
En quittant le musée, nous nous dirigeons vers la Place Vaudémont (bien mal baptisée puisque le bastion de Vaudémont se trouvait de l'autre côté, sur l'actuel parking Vaudémont). L'actuelle Grande Rue, artère principale au Moyen Age, se nommait rue de la Boudière, d'après une rivière proche. Dans cette rue a été construit le premier hôpital Saint Julien (aujourd'hui un restaurant). Perpendiculaire à la Grande Rue, la Rue du Maure qui trompe, qui doit son nom à une enseigne d'auberge (Maure jouant de la trompette).
                     Suite à l'extension de la cité, une nouvelle porte est construite au milieu du XIVe siècle : la Porte de la Craffe. Les deux tours cependant ont été rajoutées un siècle plus tard. Fin du XVe siècle, l'arrivée du canon dans l'art militaire conduit à l'amélioration des fortifications. En avant des portes sont aménagés des boulevards (amas de terre collée contre la muraille) pour amener les pièces d'artillerie.

Au revers de la Porte de la Craffe se trouve la Porte Notre-Dame.
  L'enceinte médiévale est prolongée d'un nouveau bastion avec une porte qui prend le nom de Notre-Dame-des-Champs, ou Porte de la Citadelle, séparée de la première par un fossé car les Français, occupants de la ville pendant la guerre de Trente ans, se méfient à la fois des gens de l'extérieur et des Nancéiens.
           Détails de la Porte de la Citadelle.
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Les jardins de la Citadelle, au-dessus de la Porte.

Les fortifications bastionnées sont une invention italienne. La brique est largement utilisée dans les ouvrages de fortification car le matériau est bon marché et facile à fabriquer.

La Porte Désilles (initialement Porte Neuve ou Porte Saint Louis et rebaptisée Porte Désilles à la mort d'un chevalier) n'est pas une porte de la ville, mais un mur d'octroi fin XVIIIe siècle. Le style est néo-classique avec des bas-reliefs.
                     L'Arsenal et l'hôtel d'Haussonville.
                    Milieu du XVIe siècle, les fortifications sont reconstruites à l'identique suite à la visite de Louis XIV et Vauban, à l'exception du percement d'une porte entre la ville vieille et la ville neuve. (photos côté ville vieille)
                   

Après démantèlement, la porte est reconstruite sur ordre de Stanislas. La Porte Royale est dédiée à Louis XV. Les bas-reliefs, plus foncés, proviennent probablement de l'ancienne porte dont les pierres ont servi à construire la Porte Sainte Catherine. (Photos côté ville neuve)

          Côté Place Stanislas, la Porte Royale (abusivement appelée aujourd'hui Porte Héré) présente deux thèmes avec une symétrie parfaite. Côté gauche, la paix avec le médaillon "Prince pacifique", le bélier, les instruments de musique, le blé, les statues de Céres et Minerve.
           Côté droit, la guerre avec le médaillon "Prince victorieux", le lion, les armes, les flèches, les statues de Mars et Hercule.

 

 

 

                                      Au-dessus de la porte, le médaillon de Louis XV au milieu d'un groupe de statues.

 

 Ainsi s'achève cette balade culturelle et historique. Madame COURTMONTAGNE, en plus de nous avoir expliqué avec talent l'évolution de notre ville, a su mettre les cieux lorrains de son côté. Qu'elle soit ici remerciée pour ces deux heures agréablement passées en sa compagnie dans les rues de la vieille ville.

 

 Après l'effort, le réconfort : une eau gazeuse bien fraîche à la terrasse de l'un des cafés de la Place Stanislas. Il est bien connu qu'il n'y a rien de tel que le séant pour reposer les jambes... Alors je m'attarde, regardant avec une certaine perplexité tous ces cyclistes qui affluent au pied de la statue du roi qui montre toujours, stoïque, la direction du sud. C'est la fête du vélo !... Les amateurs du déplacement à pollution zéro ne sont en revanche pas avares de cris et de klaxons !... Rien n'est parfait !!! 

 

 (sources : http://www.stanislasurbietorbi.com/stanislas/stanislas-arc-de-triomphe.htm )

 

 

 

 Toutes les photos de ce reportage ont été réalisées par Monique COLIN  

 

 

  Isabelle Chalumeau (écrivain public)

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