ILE DE LA REUNION .PRO

NILDA FERNANDEZ EN CONCERT


 

NILDA FERNANDEZ EN CONCERT

 

Nous étions ce soir à l'espace Chaudeau de Ludres près de Nancy.

 

L'association "Les baladins" accueillait l'auteur-compositeur-interprète catalan

 

 

Serge JOSEPH, président des Baladins, présente l'association et le programme 2009-2010 avant de laisser la scène et le micro au chanteur d'origine espagnole.

Voir http://www.toutnancy.com/generation-v2/index.php?first=1&iddom=2&idpage=140258&t=ASSOCIATION

Elle me passe mon hamburger
Ca fait douze francs quatre-vingts
Elle me demande si je suis espagnol
Je lui demande "à quoi ça se voit"
Elle me dit "c'est les pesetas dans votre portefeuille.

Je sais pas d'où je suis
Ca c'est acquis
En tout j'sais que j'suis
En train d'être entre deux trains
Entre Lyon et Barcelone.

Quand tu veux tu m'appelles
Tu connais mon numéro
45122000

Quand tu veux tu m'entraînes
En face de toi dans un bar
Comme autrefois j'ai envie de voir
De voir, de voir...
Mes yeux dans ton regard.
Faut que je t'invite à Venise
Avant que l'eau l'ai noyée
Tu peux laisser tes valises
On fera tout dans la journée
Je voudrais pas qu'un long séjour
Nous épuise.

Juste une ivresse
Pour que l'on cesse de boire
Une cicatrice
Pour que l'on puisse y voir

Où que l'on aille
Nos fiançailles

Juste une audace
Pour qu'on s'embrasse un peu
Une friandise
Pour qu'on attise le feu

Fuerte fuerte
Y con la muerte
Voy a hacerte una cancion
Dentro dentro
Y con el viento
Me atormento sin razon

Une tache une ombre et dans le désert
Des traces de poudre et de safran
Des taxis blancs, des claquements de portière
Un vrai mélange de sentiments

Madrid Madrid
Le prix que je paie
C'est encore quelques heures sans sommeil
Pour me souvenir de toi

Madrid Madrid
Me pongo triste
Ai ver lo bien que tu te vistes
Si se han de reir de ti

Elle a sur la peau
Les traces de plusieurs hommes
Mais elle me voit comme
Si j'étais le plus beau
Si j'étais le plus...

Elle a sur les lèvres
Les traces de plusieurs bouches
Mais quand je la touche
Je sens qu'elle  la fièvre
Je sens qu'elle a la...

Tout au long du grand fleuve
Au nord de l'Amérique
Plutôt près de Terre-Neuve
Et du pôle magnétique
J'ai vu les wigwams
J'ai vu les bisons
Seulement des hommes, des femmes
Qui n'oublient pas leur nom

Innu nikamu la vida
Innu nikamu la muerte
Innu nikamu el dia
Innu nikamu la noche

 

Un concert de Nilda Fernandez, c'est au début un récital presque ordinaire. L'homme arrive, prend sa guitare, l'accorde, se perche sur une chaise haute et commence à chanter. Il n'est pas avide d'applaudissements, enchaîne volontiers deux ou trois chansons et le public, sous le charme, reste coi. Après les applaudissements, il parle un peu, raconte d'où il vient, Barcelone, Madrid, évoque Garcia Lorca et ses poèmes dont il tire souvent son inspiration.
Après un peu plus d'une heure, après avoir mélangé le français et l'espagnol de ses anciens titres titres, le chanteur quitte sa chaise et pose sa guitare. Déjà fini ? Il demande de la lumière, les spots de la scène brillent plus intensément, il se protège les yeux de la main. Alors, souriant, il rectifie sa quête : il souhaite que le technicien allume les lumières de la salle, juste un peu, juste de quoi pouvoir distinguer les visages des premiers rangs. Il reprend sa guitare, s'avance précautionneusement sur le devant de la scène et s'assied sur le rebord, jambes pendantes. Malgré son habitude de la scène, il nous explique la difficulté de chanter devant un "trou noir" qui le mène parfois sur les rives de l'ennui, une baisse du désir, le plaisir qui fout le camp.
Soudain, le récital devient magie ! C'est comme si nous retrouvions un pote chanteur qui nous racontait les anecdotes de ses tournées, ses voyages, ses rencontres. Il chante et, à sa demande, le public reprend en choeur le refrain. Cela marche un peu moins bien que pour Bruel - et comme plus personne ne fume, il n'y a plus de briquets à allumer - mais cela met de l'ambiance et Nilda Fernandez est indulgent.
Après une heure trois quarts de concert, le chanteur quitte la scène sous les applaudissements qui ne veulent pas cesser. Alors il revient et nous offre encore trois ou quatre chansons de son dernier album (le précédent date d'il y a dix ans !!!) et quelques histoires qu'il raconte en musique avec beaucoup de drôlerie.

Une soirée très agréable en compagnie d'un chanteur qui a su rester proche de son public malgré le succès et qui mélange à merveille la nostalgie et l'humour.

 

(Septembre 2009)

 

Ce reportage a été réalisé par Monique Colin (photos) et Isabelle Chalumeau (textes).

 

 

 
 Monique Colin

 
Isabelle Chalumeau (écrivain public)
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54715 LUDRES
Tel : 06.70.35.05.76
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