ILE DE LA REUNION .PRO

Nancy, du XVIIIe siècle à nos jours


Du XVIIIe siècle à nos jours


La gare de Nancy en 1860 (illustration : association empreintes)

La population nacéiennne n'a cessé de croître au fur et à mesure du XIXe. Et ceci à cause de différents facteurs. Tout d'abord, grâce à l'établissement du canal de la Marne au Rhin, puis de la voie ferrée de Paris à Strasbourg et d'autres lignes de chemin de fer. L'annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine en 1871, et le développement économique de la région, accélèrèrent aussi cette progression. La population de la ville passa, au début du siècle, aux environs de 120 000 habitants. En outre, la banlieue se peupla et les villages des laboureurs et de vignerons sont devenus de grandes cités. La banlieue et les villages finirent par former avec Nancy, une seule agglomération de 250 000 habitants.

Depuis 1875, les initiatives nancéiennes se multiplièrent, qu'elles touchent aux arts ou à l'histoire. On retient notamment le Musée historique Lorrain, fondé en 1849, et l'Ecole de Nancy, animée par Emile Gallé. Sur le plan de l'hygiène, un ensemble hospitalier très important s'est développé. Quant à la science, on note un prodigieux développement de l'Université depuis son rétablissement en 1854.


La place Saint-Jean (illustration : empreintes)


Cependant, la cité ne s'est pas réellement agrémentée durant le XIXe siècle. Les nouveaux quartiers se sont développés au hasard d'intérêts mercantiles, sans souci d'élégance. De nombreux monuments anciens ont disparu, tels ces églises dont les clochers hérissaient la silhouette de la cité, et qui furent détruites durant la Révolution, et ensuite durant le XIXe et même au XXe siècle. Même la place Stanislas ne fut pas gardée dans toute sa pureté.

Même si les architectes se sont employés à certains efforts au début du XXe siècle, cela n'a abouti qu'à des réussites isolées. Par exemple, on note l'échec d'un essai de cité-jardin du parc de Saurupt. Le développement architectural du XXe siècle se caractérise notamment par un certain gigantisme, avec la construction des immeubles du Haut-du-Lièvre. Cependant, l'urbanisme ne peut désormais plus se développer dans les limites communales, celles-ci étant devénues trop étroites. De plus, l'extension et la modernisation de la ville doivent se concilier avec le respect des monuments et des quartiers anciens.

L'association empreintes : http://www.ecole-plus.com