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capoeira



BRASIL "HEROS" FAIT DECOUVRIR LA CAPOEIRA

 

Ce collectif venu directement de Guyane va jusqu'à la fin de cette semaine animer un atelier dans le quartier Champ le Boeuf. Les cinq membres s'évertueront à faire connaître aux jeunes une part de la culture brésilienne, à travers ce mélange de danse et d'art que représente la Capoeira. Organisée dans le cadre du NJP, cette rencontre se cloturera en beauté par une démonstration dimanche à la Pépinière assurée par Brasil "Heros" et les jeunes.

L'association Jeunes et Cité de Champ le Boeuf a désormais l'habitude de profiter d'un atelier un peu particulier dans le quartier pendant le NJP. Chaque année, les jeunes ont l'occasion de découvrir une culture et une pratique différentes et cette fois, la capoeira est à l'honneur. Comme l'explique Martin Grivel, toute l'année, un atelier propose la pratique du hip-hop et "dans la capoeira, certains mouvements y ressemblent", à priori, les jeunes n'auront donc aucun mal pour apprécier cette nouvelle activité. D'ailleurs, si tout se passe bien, la capoeira remplacera bientôt le hip-hop pour un atelier permanent..
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Les origines de la capoeira remontent à plusieurs siècles. Au moment de la colonisation du Brésil, les Portugais ont fait appel à de la main d'oeuvre venue d'Afrique. Les différentes ethnies se sont mélangées sur le sol du Brésil et ont développé un jeu d'esclaves pour apprendre à se battre sous une forme réjouissante et festive."Ils ont camouflé ça dans la danse pour éviter que les Portugais comprennent qu'il s'agissait d'une révolte", indique David Tridant de l'Association Culturelle d'Art Afro-brésilien et de Capoeira. Et puis, la capoeira a évolué et à l'heure actuelle, il existe deux grandes formes de cet art. L'"angola" -la traditionnelle - est basée essentiellement sur le sol avec beaucoup de représentations d'animaux et développe un jeu lent. En 1930, maître Bimba a mis au point une capoeira plus aérienne, plus acrobatique, plus rapide en rajoutant des mouvements d'arts martiaux. David précise que "ces deux formes n'ont pas le même but : la première demande beaucoup de rapport et la seconde est beaucoup plus sportive, il faut être un athlète". Comme tout sport ou art, une philosophie colle à la capoeira, "une certaine philosophie de fluidité, on essaye de ne pas se toucher." En plus, comme le précise David, "c'est un peu comme au judo, ce n'est ni le poids, ni la taille, ni la vitesse qui font la force, on utilise celle de l'autre pour la renvoyer." Et il va même plus loin en parlant "de dialogue corporel où un coup peut être une question et une esquive une réponse."

Les jeunes de Champ le Boeuf ont la chance de pouvoir profiter de l'expérience de Brasil "Heros", une association de Guyane qui a comme vocation principale de "faire découvrir la culture brésilienne dans toutes ses dimensions", indique Latin, un des élèves. Cinq membres ont donc été invités pour faire partager cet art : Canella, le maître, Casique, le prof et trois élèves. Pourquoi, Miller et Latin. Ce ne sont bien évidemment pas leur vrai nom, mais des surnoms que les capoeiristes se donnent par tradition. Latin explique qu'ils ont l'habitude de travailler avec des enfants, puisque outre les cours d'apprentissage donnés par l'association, Brasil "Heros" se déplace dans les écoles et les collèges. En effet, "les enfants s'investissent beaucoup, ils peuvent exprimer le refoulement qu'ils ont en eux grâce à la capoeira." D'ailleurs au Brésil, la capoeira est utilisée pour éviter que les jeunes se battent, "c'est comme le foot, c'est quelques chose de très bien vu", précise Latin. "La capoeira apporte une autre façon d'exprimer son corps face aux intempéries, le devenir on ne le connait pas". Elle permet d'exploiter une multitude de compétences de notre corps, "on apprend à se maîtriser un maximum, à tenir compte de la gravité, c'est à la limite du contorsionisme", selon Latin. Effectivement, ne serait-ce qu'à voir, c'est très impressionnant...

Ce mélange de danse, de culture et d'art martial est rythmé par de la musique qui donne la vitesse de l'exécution des mouvements. Les instruments utilisés comme le berimbau, le tambourin et le pandeiro témoignent là encore des cultures africaines et brésiliennes... Bref, la capoeira, une philosophie, un art de vivre, une culture à connaître et à pratiquer...


08/10/2002
Erica WALTER


Dimanche 13 octobre démonstration de capoeira à partir de 14h dans le cadre de "Pépinière en Fête" .
Esplanade derrière le chapiteau de la Pépinière.
Présence de Brasil "Heros", de l'Association Culturelle d'Art Afro-brésilien et de Capoeira et des jeunes du quartier.


Cours de capoeira donnés aux MJC Etoile et Nomade à Vandoeuvre-les-Nancy par deux membres de l'ACAC pour les moins de 12 ans et de 18 ans. Rsg aux MJC.
Cours pour tous à l'ACAC. Rsg : 06 88 74 16 14

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