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Lucie Aubrac : "le devoir du souvenir"


Lucie Aubrac : "le devoir du souvenir"
Il y a quelques temps, la faculté de droit a été le lieu de manifestations racistes. Aussi, l'UNEF-ID a décidé de réagir en invitant Lucie AUBRAC à venir donner une conférence dans le grand amphi sur le thème du "Devoir du souvenir".

Comment, de nos jours, des pensées racistes peuvent encore exister ? Les horreurs commises par les régimes fascistes ne sont pourtant pas si lointaines...

Qui sont ces petits extremistes, se réclamant du GUD (mouvement extrémiste d'étudiants dans les années 70), qui déambulent dans les rues de Nancy en scandant des propos primaires (et qui ne valent même pas la peine d'être relevés) ?

L'UNEF-ID a décidé de réagir en "tuant" le mal à la racine : ils ont invité Lucie Aubrac à venir donner une conférence au sein de la fac de droit, à l'endroit même où un rat (symbole du GUD) avait été laché quelques semaines plus tôt...

Quelles personnalités aujourd'hui incarnent au mieux ce devoir de résistance face au fascisme que Lucie Aubrac (en savoir plus) ?

Cette femme de 89 ans continue de parcourir la France pour éveiller ou réveiller les consciences des jeunes et des étudiants en donnant des conférences. Elle est convaincu que la "Résistance" n'est jamais finie. Même si la France n'est plus en situation de pays occupé par des fascistes, les idéaux défendus par certaines personnes ressemblent encore trop aux principes que les oppresseurs voulaient imposer dans notre pays. Et il faut absolument continuer de lutter contre ses conceptions.
Pour en savoir plus, regardez la vidéo où Lucie Aubrac explique sa démarche.

"Pour une lutte permanente" - par Lucie Aubrac version RealPlayer (2,32 Mo)

Lucie AUBRAC
Lucie est née le 29 juin 1912, dans une famille de vignerons mâconnais. Ses études universitaires à la Sorbonne l'amène à enseigner l'histoire. Lors de la guerre de 1939-1945, elle s'engage dès 1940 dans la résistance à Lyon avec son maris, Raymond Aubrac, où elle contribue à créer le mouvement "Libération-sud". Son maris devient membre de l'état-major de l'Armée secrète de Delestraint. Arrêté le 15 mars 1943 par la milice, il l'est à nouveau par Klaus Barbie le 21 juin à Calcuire, avec Jean Moulin. Il est libéré en octobre par un groupe franc dirigé par Lucie, sa femme. Lucie se retrouve, en 1944, chargée de la mise en place des comités départementaux de libération et déléguée à l'Assemblée consultative provisoire, comme représentante de Libération-Sud. Elle reprendra l'enseignement de l'histoire à la fin de la guerre. En 1984, elle publie le récit de son action sous le titre "Ils partiront dans l'ivresse". Sa vie est racontée au cinéma par Claude Berri, dans son film "Lucie Aubrac". C'est Carole Bouquet qui incarne son personnage à l'écran. Puis elle devient Vice-présidente d'Honneur du Conseil d'administration de la Fondation de la Résistance destinée à prendre un jour la relève des organisations d'anciens résistants. Cette fondation poursuit le travail de mémoire sur la Résistance et contribue à la formation civique des générations futures, par le biais de conférences, en leurs transmettant les valeurs pour lesquelles les résistants se sont battus.