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Des portes ouvertes à Neuves-Maisons


 

PORTES OUVERTES A NEUVES-MAISONS

 

 

 

Pour fêter le cinquième anniversaire de CONCEPT-CUISINES, Anne et Michaël MATHIE vous invitent à venir découvrir leurs produits en toute tranquillité les dimanches 8 et 15 octobre ainsi que le 19 novembre 2006. Les portes de l'entreprise sise 70 rue du Capitaine Caillon à Neuves-Maisons seront exceptionnellement ouvertes de 10 h 00 à 19 h 00 sans interruption pour vous accueillir dans la bonne humeur et la convivialité afin que vous puissiez comparer et éventuellement vous entretenir avec le patron.

 

Toutnancy.com : Monsieur Mathie, pourquoi cet anniversaire ?

Michaël Mathie : Nous avions envie de marquer le coup, un peu comme un remerciement aux clients qui nous ont fait confiance et donner aux autres l'opportunité de venir à notre rencontre.

 

TNC : Quel est votre parcours ?

MM :   BEP en poche, j'ai été embauché comme poseur chez USICUISINES. C'est là que j'ai rencontré ma future épouse qui s'occupait de la comptabilité dans l'entreprise de son père. Six ans plus tard, il a dû cesser son activité pour raison de santé. J'ai décidé de m'installer à mon compte comme artisan poseur indépendant pour plusieurs cuisinistes des environs. J'ai démarré le 31 janvier 2000. Au bout d'une année, déçu par la politique de ces grosses boîtes, j'ai tout laissé tomber pour ouvrir mon propre magasin. Je m'estimais assez bon poseur et je savais ma femme suffisamment compétente dans les tâches administratives pour oser me lancer dans l'aventure. J'ai repris contact avec les professionnels qui avaient durant de nombreuses années travaillé avec mon beau-père. Celui-ci avait mis fin à sa carrière de façon propre et j'avais confiance en ses anciens fournisseurs.

 

TNC : Vous avez donc ouvert ce magasin, ici à Neuves-Maisons ?

MM : Non, c'était juste en face, au 57 rue du Capitaine Caillon. Le local était petit mais nous n'avions pas trouvé plus spacieux dans les environs et si nous ne l'avions pas fait à ce moment-là, peut-être ne nous serions-nous jamais lancés ! On l'a donc aménagé de notre mieux et l'inauguration eut lieu en octobre 2001.

 

TNC : Quand et pourquoi avez-vous déménagé ?

MM : Comme je vous l'ai dit, le local était petit. Un jour de juillet 2003, on a vu en face un local plus grand à louer. Nous avons contacté le propriétaire et nous sommes rapidement mis d'accord. Nous avons eu la période estivale pour emménager. L'ouverture s'est faite de nouveau en octobre.

 

TNC : Combien d'employés compte l'entreprise ?

MM : Au début, je n'avais qu'un seul employé pour m'aider. L'équipe s'est progressivement agrandie. Aujourd'hui, nous sommes neuf : deux poseurs, une télé-prospectrice, une secrétaire (mon épouse), un technicien, trois commerciaux et moi-même qui suis polyvalent.

 

TNC : Vous savez tout faire ?

MM : Je sais livrer et poser. Vendre un peu moins (rires). Mais vous savez, ici, tout le monde est plus ou moins polyvalent et chacun est prêt à donner un coup de main. C'est une entreprise familiale et nous cultivons cet esprit.

 

TNC : Avez-vous toujours fait des cuisines, des salles de bain et des placards ?

 MM : Oui, mais au début, je n'avais pas de fabricant de placards. Je fabriquais donc moi-même. C'était plus avantageux du point de vue des achats mais trop cher en main d'œuvre. Le client s'y retrouvait, mais nous avions beaucoup trop de travail avec trop de risques. Je me suis donc mis en quête d'un bon fabricant de placards. Nous sommes maintenant un peu plus chers en matériel mais bien moins chers en main d'œuvre et surtout beaucoup moins de soucis pour nous. Nous travaillons avec sept fabricants, dont trois très régulièrement. C'est une volonté de ma part d'avoir plusieurs fournisseurs ; cela me donne une plus grande liberté d'action si un jour je suis mécontent de l'un d'eux. Je peux me séparer d'un fabricant qui ne me donne plus satisfaction sans pour autant mettre la clef sous la porte. Cela permet aussi de ne pas subir des hausses de prix abusives.

 

TNC : Dans quel produit êtes-vous le plus investi ?

MM : La cuisine moderne. Le rustique marche en effet de moins en moins. La tendance est confirmée par les fabricants qui réalisaient 80% de leur chiffre d'affaires avec du meuble rustique qui ne représente aujourd'hui plus que 20%.

 

TNC : Une question de prix ?

MM : Non, davantage une question d'envie. Même dans les campagnes, le client préfère le moderne. C'est une histoire de mode. C'est la raison pour laquelle nous avons très peu de stock.

 

TNC : Comment expliquez-vous votre réussite ?

MM : Originaire de Neuves-Maisons, je suis issu d'une famille d'ouvriers. Mon père travaillait à l'usine et ma mère élevait les six gosses. J'ai appris à bosser et surtout à aimer mon travail. J'ai gardé de mes origines l'esprit famille. D'où mon envie de créer une entreprise familiale axée sur le travail bien fait avec en prime un bon service après-vente. Nous ne sommes pas une multinationale, nous n'avons aucun sous-traitant ; le client n'a qu'un interlocuteur en face de lui, quel que soit le problème. D'ailleurs, j'engage ma tête sur les publicités !…

 

TNC : Cela veut-il dire que vous vous rendez vous-même sur les chantiers ?

MM : Bien sûr ! Etre le patron de CONCEPT-CUISINES ne m'empêche pas de sortir de mon bureau. J'y passe très peu de temps, ma femme connaît son boulot ! Je préfère de loin passer un bleu et poser une cuisine que « tripoter » l'ordinateur. Le costume-cravate et le fauteuil de direction… ce n'est pas pour moi.

 

TNC : Il vous arrive encore de poser ?

MM : Evidemment ! Heureusement d'ailleurs ! C'est mon métier et je l'aime. Il m'arrive même d'inventer des outils pour m'aider dans mon boulot de poseur ! En cas de problème, j'aime me rendre sur place pour me rendre compte par moi-même. L'important pour moi n'est pas uniquement d'encaisser un gros chèque pour faire vivre l'entreprise mais aussi tout faire pour que le client soit content. Je reste un artisan.

 

TNC : C'est peut-être aussi votre meilleure pub ?

MM : Tout à fait ! Un client satisfait nous en envoie d'autres. Mes gros concurrents mettent leur nom en avant. Moi, j'ai un petit nom et la publicité coûte cher. Mais c'est ma tête que je mets dessus comme un engagement personnel. Il est vrai que la meilleure pub pour moi est le bouche à oreille.

 

TNC : Quels sont vos projets ?

MM : Développer le placard. Nous n'avons qu'un seul gros concurrent dans la région. Comme nous n'avons pas de sous-traitants, nos prix sont compétitifs. J'aimerais donc ouvrir un autre magasin dédié aux placards. Et dans un avenir plus lointain, céder l'affaire à nos enfants. Trois concepts (cuisines, salles de bain, placard) trois enfants. Chacun peut avoir le sien s'ils sont intéressés par le métier.

 

TNC : Merci à tous les deux pour votre accueil chaleureux.

 

 

 

 

Isabelle Chalumeau (écrivain public)

ZAZ-ECRITOIRE

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